★ Mon Portfolio est en ligne ! ★

Je l’ai fais ! Ce jour est enfin arrivé ! Quel soulagement ! Moi même je n’y crois pas encore. Mais voilà une grande étape de franchie dans la carrière d’un graphiste: la création de son portfolio ! Que l’art est difficile et c’est pas du cochon.

Quel périple !

Je vais tenter de ne pas faire trop long, mais c’est pas gagné. Si vous avez le courage de tout lire, je vous félicite.

Après une tentative de création de site il y a quelques années, à la sortie de l’école disons le simplement (2008), je l’ai aussitôt abandonné car à peine commencé, déjà déçu. Voilà remis le projet aux calandres grecques. Ca commence bien.

Il n’ y a rien de plus difficile que de concevoir son propre site, de travailler pour soi, (vous voyez ce que je veux dire) car l’exigence personnelle est permanente, nous sommes perpétuellement insatisfaits. Oui, les cordonniers sont les plus mal chaussés. Mais aujourd’hui les chaussures sont cirées et elles brillent de mille feux.

Voici le récit.

Pour en arriver là, il m’a fallu une grande remise en question, pour définir ce que je suis, ce que je veux, entre moral au plus bas et fort désir d’avancer car motivé aussi par l’envie de changer d’entreprise. Une envie qui date c’est pour dire.
Et puis c’est sans compter un cercle d’amis, dont certains sur twitter, qui m’ont soutenu et aidé. Il se reconnaitront. Et d’autres encore qui, de plus loin, sont restés à l’écoute de ce que je leur partageais.

La vraie mise en marche de la création de mon site a commencé en février 2013.

Mais les mois passant, j’ai été apeuré face à la gestion/modification d’un site sous WordPress (rien qu’en attendant ce mot, je fuyais aussi vite qu’Usain Bolt) et, n’ayant pas avancé d’un pixel, le recours du pied au cul a été instauré (si si ça marche). De temps en temps, je faisais donc signe à certains que j’avais besoin de ce coup de pied.

Et de mois en mois, me voilà déjà rendu en août. Je n’ai fais que terminer et imprimer mon cv très particulier, une épreuve importante que je devais boucler, mais c’est une autre histoire.

Septembre, octobre, novembre suivent et se ressemblent. Décembre, timide tentative pour m’y remettre mais sans plus de réussite que çà. Passons directement à mars 2014 !!! Ahhhhh un mars et çà repart, ce n’est donc pas une légende ! Le temps a filé à une telle vitesse ! On sent les primeurs du printemps, finit de jouer et de perdre du temps. Je me fixe de postuler avant l’été, il faut donc réagir. Le changement de vie ne tombera pas du ciel si je ne fais rien.

Ce mois là et celui d’avril j’ai donc mis les bouchées double, même si je les préfère à la reine. Enfin c’était sans compter avoir mon ordi qui déconne pile à ce moment là ! Oh tiens c’est marrant çà, comme par hasard. Oui mais cette fois c’est pas une excuse d’étudiant qu’on sort à un prof parce qu’on a rien branlé (tu te reconnais hein !). A l’heure ou je vous écris, nous sommes le 17 avril, et je pense tout terminé fin avril. Ce qui fixe le début de ma prospection pour une nouvelle entreprise en mai. Le ciel semble donc s’éclaircir. Serais je dans les temps comme je le prévois ?
Réponse dans 15 jours.

Quelles leçons ?

Aujourd’hui, je me rend compte d’une chose: 

  • j’ai été effrayé sans raison face à la tâche qui m’attendait,
  • J’ai manqué de volonté,
  • j’ai baissé les bras trop vite, alors qu’il fallait juste mettre les mains dans le cambouis.

Le « juste » n’est en réalité pas si simple que cela. Je m’explique. Comme beaucoup d’entre nous, nous sommes empêtrés dans notre confort car on a un travail, un train train quotidien rassurant. On a donc aucune raison majeure, aucune urgence à vouloir changer cela. Et puis l’inconnue nous fait un peu peur bien qu’elle soit excitante. Peut être nous manque-t-il aussi un peu de maturité pour se donner les moyens d’avancer . Mais pour aspirer à mieux il faut pourtant prendre des risques, et sortir de sa zone de confort. Les choix que l’ont fait dans nos vies sont tous risqués,  certains sont juste plus mesurés que d’autres. Mais tout est une prise de risque. On ne sait pas d’avance ce qu’il va se passer et peut être bien heureusement, sinon quels en sauraient les mérites. La vie serait bien trop triste.

Réussir à créer, cela demande du temps. Du temps que l’on passe seul. Du temps pour définir ce que l’on veut. Du temps à douter, à s’interroger, à souffrir parfois. Les activités sociales nous poussent trop à la distraction, c’est-à-dire que la société toute entière nous incite à ne pas être créatif, à ne pas avancer dans ses grands projets. Je ne cherche pas d’excuse, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. Il faut vraiment faire preuve d’abnégation !

(6 mai 2104, je reprends ma plume et comme vous pouvez le constater je n’ai pas terminé ! #fail)

Les années passant on s’enfonce un peu plus. Tout est plus simple et sans stress. Personnellement je n’apprenais plus rien, en dehors de ma veille quotidienne, les projets sont tous les mêmes, rien d’excitant, rien de nouveau, mon talent (si si j’en ai: regardez bien dans le tiroir de droite)  n’est plus entretenu. A force je me disais que je ne valais pas mieux qu’un autre et que je n’arriverai pas à la hauteur d’un nouveau poste si le cas se présentait. Mais c’est une erreur à ne pas commettre: surtout ne pas se comparer aux autres !!!

C’est le cercle vicieux. Et on remet tout à demain avec l’énergie du soir qui disparaît dès le matin. (C’est bientôt la fin de l’article, allez courage).

Tout cela pour vous dire qu’il faut croire en soi, avoir confiance, (aidé du mantra: je vais y arriver, répété maintes et maintes fois) sans se focaliser sur les échecs mais en s’en servant comme d’un tremplin pour franchir les obstacles qui se mettent à travers notre chemin. Que de leçons dans tous ce que j’ai pu traverser notamment au travers de mon parcours atypique . C’est de là que je puise ma force aujourd’hui et fait de mes échecs une réussite. Et ce n’est encore que le début.

A 33 ans j’aspire à plus, je veux donc changer de vie, et m’en donne les moyens. Quand la réalité te frappe au visage, ca fait parfois mal, mais c’est un mal pour bien. J’en prends visiblement le chemin après avoir posé les premières pierres trèèèèèès lourdes sur de solides fondations.

Je suis fier de ce portfolio et  je suis pas prêt de recommencer de si tôt. Maintenant le temps est aux réjouissances, sabrons donc le champagne !!!

Je vous conterais plus tard les aventures de ma recherche d’entreprise avec ce fameux CV, dans un autre article. Un seul hashatg à suivre #JeSuisDispoASAP.

Voilà, nous sommes le 16 mai (soit 15 jours de retard par rapport à la date prévue), et mon 1er article s’achève.

Merci de me suivre et si ce n’est pas fait, la bienvenue aux nouveaux.

Croyez en vous et ne laissez pas les autres vous dire le contraire.

 

 

A très vite !